
Maison d’arrêt de Basse‑Terre (Guadeloupe) : un nouvel établissement pénitentiaire inauguré
- tallojah
- 17 nov.
- 2 min de lecture
1. Le contexte et la nécessité
Située en plein cœur de Basse‑Terre, en Guadeloupe, la précédente maison d’arrêt, construite au XIXᵉ siècle, présentait un état de vétusté avancée : dortoirs, infrastructures vieillissantes et conditions de détention devenues inadaptées.
Face à ces enjeux, une opération d’ampleur a été lancée pour démolir et reconstruire un établissement moderne d’une capacité plus grande — dans l’objectif d’améliorer à la fois les conditions de vie des détenus et de travail du personnel pénitentiaire. ([Apij][1])
2. Le transfert : un jour historique
Le 16 novembre 2025, la préfecture de Guadeloupe a officiellement annoncé le transfert des 211 détenus de l’ancienne maison d’arrêt vers la nouvelle structure moderne.
L’opération s’est déroulée de 5 h à 11 h, mobilisant un dispositif exceptionnel : 11 sapeurs-pompiers, 57 policiers, 17 gendarmes pour la sécurisation extérieure, ainsi que 101 personnels internes pénitentiaires et des renforts issus de centres de la Martinique et de la Guyane.
3. Les atouts de la nouvelle structure
Une capacité accrue : on passe d’un effectif théorique de 130 places à 200 pour cette première phase, avec à terme une extension permettant +70 places supplémentaires.
Un hébergement en cellules individuelles plutôt que dortoirs, avec des espaces dédiés à l’insertion et à la préparation à la sortie, ainsi qu’un service médical mieux outillé.
Un site neuf, construit selon les normes modernes de sécurité et d’exploitation, piloté par Agence publique pour l’immobilier de la justice. ([Apij][1])
4. Enjeux et perspectives
Amélioration des conditions : tant pour les détenus que pour les personnels, ce nouveau cadre vise à répondre aux exigences de dignité et de sécurité, en phase avec les recommandations nationales.
Lutte contre la surpopulation carcérale : l’augmentation des places doit permettre de soulager la situation locale, tout en s’insérant dans une politique plus large d’aménagement pénitentiaire.
Insertion et accompagnement : grâce aux installations pensées pour préparer la réinsertion, la structure vise à jouer un rôle au-delà de la simple détention.
Phase de transition : chantier à suivre: la première tranche est en service. La démolition de l’ancien bâtiment et la reconstruction complète sont programmées entre 2025 et 2028. ([Apij][1])
5. Pour les Antilles et l’outre-mer
Cette opération, bien que localisée à Basse-Terre, s’inscrit dans un mouvement plus large de modernisation des établissements pénitentiaires en outre-mer : meilleure adaptation aux réalités locales, renforcement de l’encadrement, amélioration de l’architecture carcérale. Elle peut servir de modèle pour d’autres sites ultra-marins confrontés à des défis similaires.
Conclusion: Le transfert des détenus de l’ancienne maison d’arrêt de Basse-Terre vers un nouveau bâtiment représente un tournant pour la Guadeloupe : un symbole fort d’évolution des conditions carcérales, d’une réponse concrète au déficit d’équipements et d’un renouveau dans la prise en charge pénitentiaire sur le territoire.




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